Colloques

Transport de marchandises

janvier 2002

Navigation intérieure et part de marché en 2001

Ces axes à grand gabarit, en outre, sont dissociés les uns des autres à tel point que le terme de « réseau » doit être considéré dans son sens le plus étroit. Il n’est pas anodin de noter que plus de la moitié du volume traité annuellement sur les voies navigables françaises s’opèrent en liaison avec des partenaires étrangers qui disposent de réseaux homogènes et maillés. L’exercice qui consiste à mesurer la place relative de la navigation doit donc nécessairement tenir compte de cette contrainte et adapter son périmètre de calcul à la zone de pertinence considérée.

La France mouillée compte 36 départements actifs en matière de transport auxquels il convient d’associer les liaisons réalisées entre ceux-ci et les 3 principaux partenaires étrangers concernés : Allemagne, Belgique et Pays-Bas.

Deux approches sont retenues. L’une globale prend en compte l’ensemble de cette fraction du territoire : les trafics internes à cette zone et ceux réalisés avec les 3 pays. L’autre focalise l’observation sur les axes à grand gabarit. Dans ce dernier cas, on limite le champs d’observation aux seuls départements irrigués par les voies en question.

En ce qui concerne le Nord-Pas-de-Calais, la Moselle et le Rhin, sont également inclus, pour conserver cette logique, les échanges réalisés avec les 3 partenaires étrangers évoqués plus haut.

Cette dernière solution est celle qui, de manière la plus pointue, approche la situation de la navigation intérieure là où sa compétitivité est la plus élevée.

La première solution de calcul montre que la navigation intérieure participe à hauteur de 7 % des prestations totales réalisées. Ce taux est largement poussé par celui qui s’applique aux seules relations internationales.

Ainsi, on note que le quart des volumes traités entre la France « Mouillée » et les 3 partenaires étrangers empruntent une voie navigable. Cette observation macroscopique montre également les positions acquises selon la nature des marchandises transportées. En ce qui concerne les charbons : 30 % environ. Pour les céréales, produits pétroliers ou matériaux de construction : 13 %.

La seconde approche montre que l’échelle varie selon les axes à grand gabarit de 5 à 30 %. Sur le Rhin, la navigation occupe une place déterminante grâce aux trafics internationaux où sa part de 50 % des volumes échangés en fait le premier vecteur de transport. On note également la position acquise sur le bassin Seine-Oise (18,6 % en terme de prestation). A l’échelle de ce bassin d’échange : 15 % des produits agricoles, 20 % des produits pétroliers et 30 % des matériaux de construction transportés empruntent le fleuve.

La navigation intérieure occupe donc une place souvent appréciable (et méconnue) pour peu que le réseau offre les conditions de réussite.

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