Colloques

Transport de marchandises

janvier 2002

La situation comparée du fer et de la navigation intérieure en France entre 1980 et 2001

Une première analyse montre que le fer a partiellement compensé la baisse des volumes par une augmentation des distances parcourues. Cette observation ne peut être reprise pour la navigation intérieure dont la distance moyenne des prestations, 120 km environ, reste stable sur une longue période, faute de réseau.

Une seconde observation montre que la baisse structurelle des trafics les moins massifiés (« wagon isolé » et « Freycinet ») s’est réalisée selon des ordres de grandeur comparables pour le fer et la voie d’eau. L’impact est d’ailleurs plus élevé pour le fer compte tenu d’une proportion initiale plus importante occupée par les services « wagon isolé » dans les prestations totales.

Sur longue période, les volumes de trafics réalisés sur le grand gabarit d’une part, et par les trains complets et le transport combiné d’autre part, évoluent eux aussi de manière comparable. La différence intervient ici, comme évoqué plus haut, sur les prestations qui augmentent dans le cas du fer grâce à un allongement des distances, opportunité difficile à atteindre pour la navigation compte tenu des limites de son réseau.

L’analyse des évolutions ventilées par nature de marchandises, montre en troisième lieu une meilleure performance de la voie d’eau par rapport au fer qui, hormis les matériaux de construction, enregistre des baisses de trafics moins prononcées.

En dernier lieu, et en limitant l’analyse à la seule période 1997 - 2001, la comparaison des deux modes lourds montre que la voie d’eau a assez largement « sur-performé » le marché des transports en opérant des gains de part de marché, contrairement au fer dont la situation est sensiblement plus mauvaise.

Auteur : Nicolas BRUTIN (VNF)

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