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avril 2004

L’activité des transports en PACA : bilan 2003 et perspectives 2004

STABILITÉ DES TRANSPORTS NATIONAUX
EN 2003

Une étude récente du SES montre que l’évolution de la valeur ajoutée de la branche « transports » est inférieure à celle de l’ensemble de l’économie dès lors que le produit intérieur brut baisse ou augmente de moins 1,5 %. En 2003, le résultat de l’activité des transports a été décevant en raison d’une faible progression du PIB ( 0,2 %) et de raisons spécifiques qui ont entravé l’évolution des transports (guerre en Irak, mouvements sociaux, SRAS, canicule). Toutefois, des disparités demeurent importantes selon les modes et selon le type d’activité (intérieure ou internationale).

1. Les transports en France en 2003

1.1. Le contexte : une croissance « sans éclat », selon l’Insee

En France, en 2003, la croissance annuelle du PIB ( 0,2 %) a été la plus faible depuis 1993. Après une évolution quasi récessive au premier semestre 2003, la croissance est revenue au second semestre vers des rythmes proches de 2 %. Toutefois, le bilan de 2003 a été marqué par le difficile début d’année. Il en ressort que l’emploi salarié privé a baissé (- 50 000), entraînant une hausse de 0,4 point du taux de chômage ; par ailleurs, le déficit public est passé à 4,1% du PIB. Pourtant l’environnement international reste porteur et génère une augmentation des exportations. En particulier, les États-Unis enregistrent une croissance vive, de l’ordre de 4 % l’an, et devraient la conserver au moins jusqu’à l’été 2004, grâce aux impulsions de la politique budgétaire américaine et à une politique monétaire accommodante. À court terme, l’aléa principal susceptible d’influer sur la croissance de la zone euro résiderait dans une nouvelle baisse du dollar. Evolution de grands agrégats (en %)

 
2001
2002
2003
2003
 
 
 
 
 
 
 
T1
T2
T3
T4
 
variation annuelle
variation trimestrielle
PIB
2,1
1,2
0,2
0,0
-0,4
0,4
0,5
Importations
1,5
0,9
0,9
0,0
0,5
0,0
2,1
Demande intérieure totale
2,0
1,1
1,0
0,5
0,1
0,2
0,8
dont : dépenses de conso. des ménages
2,7
1,4
1,6
0,7
0,0
0,5
0,3
 FBCF
2,1
-1,4
-0,8
0,1
0,3
0,7
1,0
Exportations
1,8
1,2
-2,1
-1,6
-1,1
0,9
1,0
Source : Insee, Informations rapides, Comptes trimestriels, février 2004

1.2. La production nationale des services de transport a été stable

La faible croissance de l’économie et un contexte morose en raison de divers facteurs sociaux, géopolitiques et climatique défavorables expliquent la stabilité de la production globale des transports en 2003. Les transports de marchandises (- 0,6 %) et de voyageurs (- 0,5 %) ont légèrement baissé et les services auxiliaires des transports ( 0,7 %) ont marqué une hausse modeste.

Le transport terrestre intérieur de marchandises par mode (en Mds de tonnes-km)

 

 
évolution en moyenne annuelle (%)
 
2002
2001
2002
2003(p) *
Route (pavillon français)
188
2,6
-0,2
-0,6
- Pour compte d’autrui
156
1,9
-1,3
-0,4
- Pour compte propre
32
6,2
5,0
-1,9
Autres modes
57
-8,8
-0,2
-5,5
- Fer
50
-9,0
-0,7
-6,3
- Voies navigables
7
-7,5
3,3
-0,1
Ensemble
245
-0,3
-0,2
-1,8
Ens. hors transit ferroviaire
237
0,2
-0,1
-1,5

Sources : SES, SNCF, VNF
* provisoire

En transport de marchandises, le plus touché des modes terrestres a été le fer (-6 %), la route et surtout les voies navigables ayant été presque stables par rapport à l’an passé. De son côté, le transport maritime a progressé de 4 %.

L’activité de transport terrestre de marchandises a baissé surtout à l’international. Le transport intérieur routier de marchandises sous pavillon français a accusé un nouveau fléchissement mais la tendance semblait s’inverser en fin d’année et ce mode retrouvait un peu de dynamisme.

Le fret ferroviaire a baissé de 6 % en moyenne annuelle : le fret ferroviaire international a davantage diminué que le fret national et le transport combiné a régressé de 8 %. Le transport fluvial, globalement stable par rapport à 2002, a marqué une hausse sur les activités nationales ( 2 %) et une baisse sur les échanges internationaux (- 3 %). Enfin, dans les principaux ports maritimes, le volume des marchandises traitées a augmenté de 4,1 %.

En transport de voyageurs, les modes ont connu des évolutions diverses. Le transport aérien n’a pas connu de reprise d’activité par rapport à 2002 : le transport intérieur a traversé une crise avec des fréquentations en net retrait par rapport à l’an passé pour les aéroports de Paris et de province. Le transport aérien international a été moins touché que le transport intérieur en raison de la croissance des lignes desservant l’Union européenne et du succès des compagnies à bas prix (Ryanair, EasyJet…). L’activité de transports maritimes de voyageurs a baissé également. Le nombre de passagers transportés a reculé de 4 % en un an, baisse imputable aux ports de la façade nord du pays. En revanche, le trafic de passagers a augmenté de 6 % en Méditerranée. L’activité « voyageurs » du transport ferroviaire a baissé, elle aussi (-2,6 %). Le recul touche tous les réseaux : - 2 % sur les grandes lignes, -4 % sur les lignes « Corail » et « TER », quasi-stabilité sur les lignes TGV.

En 2004, avec la reprise économique, le service d’Études Statistiques du ministère des transports prévoit un retour de la croissance, à la fois pour les activités voyageurs et marchandises. Les transports intérieurs de voyageurs pourraient croître de 2,5 % à 3 % en mode ferroviaire et de 3,4 % pour ce qui concerne les relations intérieures des aéroports de Paris (la première hausse depuis trois ans). En activités « marchandises », le transport intérieur, tous modes, devrait également s’accroître avec, notamment, une hausse du transport routier pour compte d’autrui du pavillon français.

2. Le bilan 2003 des transports en PACA 

2.1. Globalement, une activité régionale relativement préservée

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le ralentissement de l’activité a été moins ressenti qu’au niveau national en raison du faible poids de l’industrie. A contrario, la reprise escomptée dès le début de 2004 y aura des effets d’entraînement plus ténus car la croissance devrait résulter davantage du développement des investissements des entreprises et des exportations que de la consommation des ménages, déterminante en PACA.

En PACA comme en France, en fin d’année 2003, l’activité industrielle s’est améliorée. Ce redressement de la production a concerné les secteurs des biens d’équipement et des biens intermédiaires. Cependant, les industriels envisageaient un fléchissement de leur activité au premier trimestre 2004 car leurs carnets de commandes se dégarnissaient. Ce sentiment des entrepreneurs locaux est en phase avec l’évolution de la production industrielle en France.

L’activité du bâtiment a redémarré en fin d’année 2003. Les encours de crédits à l’habitat ont augmenté de 23 % en un an. Les mises en chantier ont également augmenté de plus de 20 %. Les perspectives dans le gros oeuvre et le second œuvre apparaissent bonnes même si ce n’est plus l’euphorie des trimestres passés. Depuis deux ans, l’activité régionale du BTP est bien meilleure dans la région qu’au niveau national.

En revanche, en 2003, l’activité touristique a baissé de 6 % par rapport à 2002, année dont les résultats avaient pourtant été décevants. La baisse de fréquentation a concerné notamment les touristes étrangers.

Phénomène classique en période récessive, les créations et les défaillances d’entreprises ont augmenté par rapport à l’année passée. En PACA comme en France. En revanche, en PACA, l’emploi salarié s’est accru. Concernant l’emploi, la région a été touchée plus tard et moins fortement que les autres régions françaises. Cependant, le nombre de chômeurs a augmenté ( 230 000) et aucune catégorie n’a été épargnée. L’écart entre le taux de chômage national et régional a diminué ; le taux de chômage régional (9,7 %) reste encore supérieur de deux points au taux français mais c’est l’écart le plus faible depuis les années quatre vingt.

2.2. Maritime : les bons résultats des ports de la région

En 2003, les résultats des ports de Marseille, Nice et Toulon ont progressé en marchandises et en voyageurs. En marchandises, le port autonome de Marseille (PAM) a traité 95,5 millions de tonnes, son plus fort niveau depuis quinze ans ; sa productivité a augmenté de 11 % et ses investissements de 33 %. En passagers, avec 2 millions de voyageurs, le trafic a atteint un nouveau record.

Trafic des marchandises des ports de la région PACA (arrivées et départs)

 

Trafic 2003
Evolution (%)
 
(106 tonnes)
 2003/2002
Port autonome de Marseille
95,5
3,5%
dont conteneurs
8,1
4,3%
dont Marchandises diverses
14,9
2,3%
 Vrac solide
14,8
9,1%
 Vracs liquides
2,9
-6,7%
 Hydrocarbures
62,9
3,1%
Nice
0,3
3,7%
Toulon
0,5
21,3%
Avignon/Le Pontet
0,2
-2,3%

y compris le trafic en transit
Source : PAM, CCI Nice-Côte d’Azur, Cci du Var

Les hydrocarbures, près des deux-tiers des échanges globaux du port en volume, ont augmenté de 3,1 % en un an. Les vracs solides ont progressé de 9.1 %. Les marchandises diverses ont gagné 2,4 %, en raison, notamment, de la hausse du trafic de conteneurs ( 4.3 % par rapport à 2002), résultant du développement du terminal de Fos. Autre composante des marchandises diverses, le trafic roulant -ainsi désigné parce qu’il recourt à des techniques de chargement/déchargement horizontal, par opposition aux techniques verticales (grues, etc.)- a faiblement augmenté ( 1.1 %) ; quant au trafic conventionnel (palettes, sacs, etc.), son évolution a stagné. Les vracs liquides sont la seule catégorie de marchandises à avoir régressé (- 6.8 % annuel) en raison de la baisse d’activité du secteur chimique et de l’appréciation de l’Euro vis-à-vis du dollar.

En trafic de voyageurs, toutes les destinations desservies se sont développées. Les meilleures évolutions ont été réalisées sur la Corse et par l’activité de tourisme de croisières ( 38 % en un an). Ce même tourisme de croisières a fortement progressé à Nice-Villefranche ( 15,7 % en un an avec 350 000 passagers) et à Toulon (6 %).

Trafic passagers des principaux ports de la région en 2003

 

Passagers
Evol. annuelle (%)
Marseille
1 953 000
12,2%
dont : lignes régulières
1 596 000
7,6%
 

croisières

357 000
38,2%
Nice
1 219 969
2,9%
dont : lignes régulières
873 388
-1,4%
 croisières*
346 581
15,7%
Toulon
598 886
1,4%
dont : lignes régulières
538 416
1,0%
 croisières
60 470
6,0%

Nice et Villefranche
Source : PAM, CCI Nice-Côte d’Azur, CCI du Var

2.3. Ferroviaire : nouvelle baisse du fret et nouvelle hausse des voyageurs

Avec 16,8 millions de tonnes transportées en 2003, le fret ferroviaire a baissé de 7,6 % en un an. En tonne-kilomètres, la baisse est de 8,7 %. Ce nouveau recul a également concerné le transport combiné fer-mer (- 13,9 %) malgré l’essor vigoureux du port de Marseille.

Évolution du trafic de fret régional de la SNCF en 2003

 

Millions de
Evolution
 
 tonnes
2003/2002
Flux sortant de PACA
5 982
-8,7%
Flux entrant dans PACA
3 902
-9,1%
Flux interne à PACA
2 263
-0,4%
Flux totaux
12 148
-7,4%
Trafic international de PACA
1,7
-9,7%

Source : SNCF - DR PACA

La SNCF explique cette baisse, à la fois par la sensible décélération de l’économie française, par les mouvements sociaux du printemps 2003 qui ont détourné certains opérateurs du fer vers la route, par la fermeture du tunnel de Monaco qui a saturé l’axe de contournement par Modane et provoqué des pertes estimées à 62 000 tonnes, et par les intempéries de l’hiver qui ont privé le fer de quelque 53 000 tonnes. En outre, la régularité des transports ferrés régionaux aurait diminué d’un point par rapport à 2002 : quoique supérieure à la moyenne nationale, elle reste inférieure de cinq points à l’objectif souhaité ( 81 %).

En activité « voyageurs », le chiffre d’affaires réalisé par la SNCF en PACA, sur les grandes lignes, est stable par rapport à l’année précédente (366 millions d’Euros). Le TGV Méditerranée maintient son succès : plus de 13 millions de voyageurs l’ont emprunté en 2003, soit une progression annuelle de 2,7 %.

TGV Méditerranée : fréquentation des gares en 2003 et évolution annuelle (en %)

Trafic TGV sur région PACA

13 300 000
2,70%
dont : Aix TGV
1 560 000
15,6%
 Avignon TGV
2 400 000
0,0%
 Côte d’Azur
1 900 000
-5,0%
 Marseille Saint-Charles
5 000 000
0,0%
 Toulon
1 470 000
5,0%

Source : SNCF - DR PACA

 

2.4. Forte progression des échanges par le fleuve

 

La croissance des trafics a été soutenue principalement par le secteur de la pétrochimie : les 465 000 tonnes échangées marquent une croissance de 74% par rapport à l’an dernier ; le transport d’hydrocarbures (784 000 tonnes et 14 % des volumes transportés) ont gagné 9 points en un an ; le transport fluvial de conteneurs, en hausse de 42 % par rapport à 2002, a dépassé les prévisions du Port Autonome de Marseille. D’autres évolutions ont été tout aussi remarquables, telles celles des minéraux bruts de matériaux et de construction ( 68 % en TK) et des minerais ( 71 % en TK).

En revanche, le transport fluvio-maritime a régressé de 11 % en volume (et de 23 % en tonnes-kilomètres) en raison de la chute des exportations de céréales, premier poste d’échange avec la moitié du trafic en volume.

2.5. Aérien : une année très perturbée 

Événements internationaux défavorables (guerre en Irak, SRAS), contexte économique maussade (grèves en mai) et défaillances de compagnies aériennes : l’année a été difficile pour le transport aérien. Avec près de 15 150 000 passagers, la fréquentation des quatre principaux aéroports commerciaux de PACA a baissé de 2,2 % par rapport à 2002.

Trafic de passagers des principaux aéroports de PACA en 2003

 

Passagers
Evolution
 
commerciaux
2003/2002
Marseille-Provence
5 364 763
– 1,7 %
dont :
 
 
 Marseille-Paris
2 026 211
-5,7%
 Marseille-Reste métropole
1 217 061
-3,2%
 Marseille-DOM TOM
23 838
19,8%
 Marseille-Reste du monde
2 097 654
2,9%
Nice-Côte d’Azur
9 141 528
– 0,6 %
dont :
 
 
 Nice-Paris
3 010 231
-4,9%
 Nice-Reste France
1 251 361
-5,6%
 Nice-Reste monde
4 879 937
2,3%
Toulon-Hyères
554 760
– 25,0 %
Avignon-Caumont
80 242
 – 14,1 %

Source : DAC - SE

A Nice, le trafic a été quasiment stable (- 0,6 %). Le dynamisme des lignes internationales, impulsé par les compagnies à bas coûts, a compensé en partie la baisse du trafic intérieur, notamment sur la capitale (- 5 %). La baisse de la fréquentation avec Paris est due, notamment, à l’arrêt des compagnies Air Liberté et Aéris.

Le trafic de l’aéroport de Marseille-Provence a reculé de 1,7 %. Le reflux (- 4,8 %) du mouvement intérieur n’a été que partiellement compensé par la hausse du trafic international (2,9 %). En attirant de nouvelles compagnies, Marseille-Provence a compensé en partie la défaillance et les disparitions de certaines flottes et renoué avec la croissance en fin d’année.

Après une année 2002 remarquable, le trafic de l’aéroport de Toulon a chuté de 25 %. L’arrêt de l’activité d’Air Liberté et la disparition de la compagnie à bas coûts Buzz expliquent cette baisse importante.

Le trafic de l’aéroport d’Avignon s’est détérioré avec l’effritement régulier du trafic vers Orly et l’absence de diversification.

Pour ce qui est du fret, avec quelque 50 500 tonnes, les aéroports de PACA sont en baisse d’activité (- 9,3 %).

2.6. Transports routiers : meilleur bilan en « voyageurs » qu’en « marchandises »

Le nombre de salariés des transports routiers a stagné au cours des trois premiers trimestres de 2003. Toutefois, en termes d’offres et de demandes d’emploi, le marché s’est sensiblement détérioré : en glissement annuel, les offres d’emploi ont chuté de 11,9 % alors que les demandes ont augmenté de 4,7 %.

D’autres indicateurs d’activité traduisent les difficultés du secteur routier des marchandises : les immatriculations de véhicules neufs ont baissé de 5 % pour les véhicules utilitaires (moins de 5 tonnes) et de 11 % pour les véhicules industriels (plus de 5 t) ; et d’après une enquête de la Banque de France (1), l’excédent brut d’exploitation des entreprises du secteur du transport routier de marchandises s’est érodé de 20 % au cours de 2003 en PACA. Pourtant, selon BNP-Paribas (2), les résultats régionaux de nos PME seraient supérieurs à ceux de la moyenne française.

Nombre de véhicules industriels neufs immatriculés (PTAC >5 t)

Source : Fichier des immatriculations, SES

Autre sujet de perturbation, la perte des parts de marché du pavillon français. Elle inquiète fortement les transporteurs de marchandises, pressés de diversifier leurs offres de services pour contenir la concurrence des pays de l’Est. En revanche, en transport routier de voyageurs, l’activité serait apparue plus dynamique que l’an dernier avec, toutefois, un ralentissement de la rentabilité (2).

D’après : CRCI PACA et Corse (Chambre Régionale du Commerce et de l’Industrie de PACA et Corse) ; DR INSEE PACA (Direction Régionale de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques de PACA) ; BF PACA (Banque de France de PACA) ; DRE PACA (Direction Régionale de l’Équipement de PACA) ; DAEI-SES (Direction des Affaires Économiques Internationales – Service Économique et Statistique) ; DAC-SE (Direction de l’Aviation Civile du Sud Est), PAM (Port Autonome de Marseille), DR SNCF PACA (Direction Régionale de la Société Nationale des Chemins de Fer), VNF (Voies Navigables de France).

  

(1) Banque de France : Tendances régionales - « Les entreprises en 2003 – Perspectives 2004 », février 2004 – Hors série.

(2) BNP-Paribas Lease Group / Enquête PME-PMI / Conjoncture 2003 – Perspectives 2004.